WE ARE THE ORCA ! IL FAUT SAUVER WILLY

Aujourd’hui j’ai décidé de vous parler d’un sujet qui, lui, ne peut pas attendre demain : la situation (très très) critique dans laquelle se trouvent les orques résidentes du Sud.

Les Orques résidentes du Sud, késako ?

C’est l’une des quatre communautés résidentes d’orques dans le Nord-Ouest Pacifique, plus précisément dans le détroit de Haro, au large de la Colombie Britannique (Canada). Elle est également, et malheureusement, la seule population d’épaulards répertoriée comme menacée. Et la situation est dramatique.

HOLLY FEARNBACH / NOAA

A ce jour, le groupe ne compte plus que 74 orques et aucune naissance n’a été relevée depuis 2015 (les orques femelles enchaînent les fausses couches et les rares bébés qui naissent sont généralement déjà décédés ou ne tardent pas à l’être…).

En 1987, l’espérance de vie moyenne pour les orques résidentes du Sud était de 50 ans pour les femelles et 30 ans pour les mâles. La matriarche de cette communauté avait même fêté ses 105 ans l’année de sa disparition.

Aujourd’hui, les choses sont bien différentes. Il y a deux jours, la plus jeune membre du groupe, Scarlet, a été déclarée morte. Elle n’était âgée que de 3 ans. Sa mère s’est affamée pendant des semaines pour la nourrir et tenter de la sauver, en vain. Une autre femelle du groupe a porté le corps inerte de son petit pendant 17 jours avant de se résoudre à le laisser couler. Ces tragédies, de plus en plus nombreuses, sonnent comme un ultime signal d’alarme.

Le mouvement #WeAreTheOrca

Comment cette population d’orques en est arrivée à être si menacée ? C’est ce qu’un groupe de six influenceurs français, mené par Morgane Trussardi (@littlegypsyblog), a décidé d’expliquer au monde afin d’éveiller les consciences et de mettre en place des solutions concrètes et immédiates.

Sur Instagram, derrière le hashtag #wearetheorca (trad : nous sommes l’orque) et au travers de posts et sorties, ils mettent en lumière les principaux dangers auxquels sont confrontées les orques et les moyens dont chacun dispose pour aider à stopper cette tragédie avant qu’il ne soit trop tard.

Des dangers de toutes parts

Les orques, comme beaucoup d’espèces animales aujourd’hui, sont confrontées à un nombre grandissant de dangers qui menacent leur équilibre et leur survie. Pour ces résidentes du Sud, trois sources principales sont identifiées :

  1. La pollution sonore provoquée par le trafic maritime dans le détroit de Haro où elles résident. En plus des bateaux de plaisance et de tourisme, c’est plus de 11 000 cargos qui circulent chaque année dans ces eaux. Les nuisances sonores engendrées empêchent les orques de communiquer entre elles. Pour vous représenter un peu plus concrètement la situation, imaginez-vous en train d’essayer de discuter avec quelqu’un pendant un concert de métal. Difficile, non ? Pire encore, les orques utilisent également l’écholocation pour chasser et se retrouvent donc en grandes difficultés face à cette cacophonie. Et comme si la situation n’était pas assez grave, le gouvernement prévoit actuellement l’agrandissement de la Trans Mountain pipeline. Ce projet multiplierait par sept le trafic maritime et augmenterait aussi grandement les risques de déversement de pétrole dans l’eau.
  2. La présence de quatre barrages qui empêchent les saumons de remonter la Snake River jusqu’au détroit de Haro pour s’y reproduire. Il faut savoir que, contrairement à d’autres populations d’orques, les résidentes du Sud se nourrissent exclusivement de saumon, rien d’autre. Elles meurent donc aujourd’hui de faim à cause de ces barrages qui ne sont plus en service depuis trois ans (mais dont la destruction coûterait apparemment trop chère).
  3. La pisciculture du saumon. Élevés en quantités industrielles dans un milieu clos, les poissons développent des virus et maladies qu’ils transmettent aux saumons sauvages lorsqu’ils réussissent à s’échapper de leurs bassins. Saumons sauvages dont se nourrissent les orques, contaminées à leur tour. Là encore, le gouvernement ne semble pas s’en inquiéter puisqu’une loi vient d’être votée, rendant les fermes d’élevages intouchables pour les quatre prochaines années.

Précisons que la présence des barrages et des fermes d’élevage affecte également d’autres espèces animales se nourrissant de saumon, comme les ours, et menace donc un écosystème entier !

« Plus tard » sera sûrement trop tard, agissons aujourd’hui !

Vous l’aurez donc compris, la situation est extrêmement grave et des mesures doivent être prises dans les plus brefs délais. Selon les scientifiques travaillant à la protection de ces orques, le point de non-retour n’est pas encore atteint. Les orques ont encore une chance de survivre mais il faut agir maintenant.

Comment ? Les solutions sont certes limitées à notre échelle, mais elles ne sont pas inexistantes. Le plus important est de sensibiliser le plus de personnes possibles (et notamment les personnes influentes et décisionnaires) à cette problématique. Pour cela, plusieurs moyens d’action :

    • En parler autour de vous, de vive voix. Pousser les gens à agir également.
    • Partager ces informations sur vos réseaux sociaux : vous pouvez diffuser le visuel du mouvement (illustration de l’article) ainsi que son hashtag (#wearetheorca et #getthefishfarmsout) et tagguer Justin Trudeau dans vos posts et stories (@justinpjtrudeau). On connaît tous la puissance des réseaux sociaux, utilisons-les pour la bonne cause !
    • Signer la pétition contre l’agrandissement de la Trans Mountain (La pétition a déjà porté ses fruits puisque le projet a été suspendu le 30 Août 2018, mais il n’est pas totalement enterré. Le combat n’est donc pas encore gagné!)
    • Signer la pétition pour la destruction des quatre barrages
    • Participer à la campagne Go Fund Me, lancée par Morgane, afin de fournir des fonds aux différentes personnes impliquées dans la protection de ces orques.

Il n’y a pas de petits gestes, chaque action compte et c’est en se mobilisant en masse que l’on pourra sauver ces merveilleuses créatures de l’extinction !

Et pour ceux qui souhaiteraient en apprendre toujours plus sur le sujet (et qui comprennent l’anglais), vous pouvez suivre le projet de série documentaire « Coextinction » par ici !

 

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5 commentaires

  1. Ces associations et femmes et hommes de bonne volonté sont vraiment précieux pour tirer la sonnette d’alarme ! Ton article est très instructif, merci pour ce partage !

  2. Passionnant sujet , je te remercie de nous ouvrir les yeux sur des choses qu’on ignorerait autrement .
    Merci de nous faire partager cela , on ne sait pas toujours ce que l’on peut faire mais grace à toi des voies s’offrent à nous.
    A bientôt …

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